Le cumul du mandat de député et de fonctions au sein de Chimirec avait déjà été pointé du doigt par l’émission “Pièces à conviction” de France 3, diffusée en septembre 2015. Ce documentaire soulignait le fait que Thierry Solère ait signé en 2013 un amendant visant à exonérer de taxes les véhicules de collecte de déchets industriels dangereux et d’huiles usagés. Une appellation qui correspondait à l’activité de la société Chimirec qu’il avait rejoint un an plus tard. De quoi y voir un conflit d’intérêts ? Thierry Solère affirmait dans l’émission ne pas se souvenir d’avoir signé cet amendement. “J’ai signé ce qu’on appelle une liasse d’amendements de ce groupe dont vous êtes cosignataire a priori sauf si vous ne demandez à ne pas l’être”, avait-il expliqué ensuite à L’Obs. “L’erreur que j’ai faite, c’est de ne pas avoir regardé tous les amendements dans le détail, et du coup, mon nom figure dessus”. Thierry Solère affirmait alors que le soupçonner de conflit d’intérêts par anticipation était “surréaliste”.