Jean de Broglie, « un suicide bête n°1…sous Giscard »

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Broglie

 

Assassinat

Jean de Broglie fut assassiné le 24 décembre 1976 en sortant du domicile de Pierre de Varga, son conseiller fiscal (financier au passé sulfureux, il avait mêlé Jean de Broglie à plusieurs de ses investissements troubles), qui sera rapidement arrêté, soupçonné d’être le « personnage-clé » de l’affaire en compagnie de l’autre commanditaire, Patrick de Ribemont, qui fut défendu par Raymond de Geouffre de la Pradelle.

Quelques jours après l’assassinat, le ministre de l’Intérieur Michel Poniatowski organisa une conférence de presse dans laquelle il donne le mobile officiel, une histoire de prêt entre Jean de Broglie et de Varga. Le groupe Charles-Martel, « mystérieux groupe d’extrême-droite », revendique par ailleurs l’attentat, indiquant que « le prince de Broglie avait été liquidé en tant que responsable de l’invasion de la France par les hordes nord-africaines ».

Néanmoins, cette revendication semble plutôt constituer un leurre. En effet, deux rapports d’un inspecteur de la direction de la police judiciaire de Paris, datés des 1er avril 1976 et du 27 septembre 1976, avaient mentionné l’imminence de l’assassinat de Broglie pour un motif lié à une « indélicatesse commise par l’homme politique lors d’une affaire précédente portant sur plusieurs millions ».

Par ailleurs, le journaliste d’investigation Alain Laville affirma, qu’à la fin de mai 1976, le tueur à gages marseillais Roland Luperini, indicateur de police et familier du milieu de la fausse monnaie, recherchait un tueur pour exécuter un « contrat » sur la personne de Broglie, le budget de l’assassinat étant fixé à 70 000 francs par ses commanditaires.

Le tireur Gérard Frêche et Guy Simoné, ancien inspecteur de police et ami de Pierre de Varga, sont arrêtés et interrogés par la Criminelle. Ils passent aux aveux circonstanciés1. À l’issue du procès le 23 décembre 1981, Varga fut condamné par la cour d’assises à dix années de réclusion pour « complicité d’assassinat ». Les débats ne permirent pas de mettre en lumière les responsabilités exactes, comme le déplora le président André Giresse, soulignant le manque de coopération complet des services de police avec la justice et le caractère manifestement mensonger de nombreux témoignages. Patrick de Ribemont fut mis hors de cause après avoir été publiquement présenté comme coupable par Michel Poniatowski, et fait condamner la France par la Cour européenne des droits de l’homme les 10 février 1995 et 7 août 19965.

Le tireur Gérard Frèche fut condamné à dix années de prison. Serge Tessèdre, un complice sans épaisseur, de cinq ans. Guy Simoné, défendu parRoland Dumas, fut également condamné en 1981 à dix ans de prison pour complicité du meurtre en tant qu’organisateur bien que Dumas ait mis en évidence les liens du prince de Broglie avec la Matesa espagnole. Réhabilité en 1988, il se fut reconverti dans le conseil et la formation en gestion et clame depuis son innocence. Il s’efforce de reprendre l’enquête. L’affaire de Broglie étant encore classée « secret-défense », les archives de la police ne sont pas disponibles. Il avance que la mort de de Broglie pourrait être liée à un trafic d’armes. Jean de Broglie avait été le trésorier des républicains indépendants, chargé à ce titre de financer la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974.

http://maisondebroglie.com/jean-de-broglie/

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