Pierre Bérégovoy, « suicide bête n°1 sous Mitterand »

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_B%C3%A9r%C3%A9govoy

 

le dindon de la farce ?

« suicide bête n°1 sous Mitterand », autopsie douteuse à la kennedy, La rumeur parle de 2 balles de 22LR…

 

wikipedia:

Pierre Bérégovoy et la corruption

Nommé Premier ministre, Pierre Bérégovoy se présente comme le chantre de la lutte contre la corruption affairiste et politique. Lors du discours de politique générale du 8 avril 1992, qu’il prononce devant l’Assemblée nationale après la formation de son gouvernement, il déclare notamment :

« […] Urgence, enfin, dans la lutte contre la corruption. […] Avec le garde des sceaux, M. Michel Vauzelle, je veux publiquement apporter mon soutien aux juges qui poursuivent la fraude, sans autre passion que le droit. On soupçonne certains hommes publics de s’être enrichis personnellement de manière illégale. S’ils sont innocents, ils doivent être disculpés ; s’ils sont coupables, ils doivent être châtiés ; dans tous les cas, la justice doit passer. […] J’apporte également mon soutien aux policiers qui travaillent consciencieusement sous le contrôle des juges pour traquer les corrupteurs. […] Toutes les procédures seront conduites à leur terme, dès lors qu’elles révèleront des actes frauduleux commis à des fins d’enrichissement personnel. […] S’il est des dossiers qui traînent, croyez-moi, ils ne traîneront plus. […] Croyez-vous que je prendrais la responsabilité de tels propos devant la représentation nationale — que je respecte — et devant l’opinion publique, si je n’avais pas l’intention d’honorer tous les engagements que je prends devant vous ? »

Répondant aux invectives de certains députés, le Premier ministre déclare tout en brandissant un papier :

« Comme je suis un Premier ministre nouveau et un homme politique précautionneux, j’ai ici une liste de personnalités dont je pourrais éventuellement vous parler. Je m’en garderai bien ! […] S’il existe encore des élus qui, à quelque niveau que ce soit et à quelque parti qu’ils appartiennent, ne respectent pas les nouvelles règles de financement de l’activité politique, qu’ils le sachent : le gouvernement sera impitoyable »

Cet incident sera immédiatement repris et commenté par la presse qui, spéculant sur la fameuse liste, conclura au dérapage. Cela déclenche la première polémique qu’il devra affronter.

Pierre Bérégovoy est, cependant, bien vite rattrapé par le cas de Samir Traboulsi, un financier libanais, ami de la famille qui, depuis 1989, se débat avec la justice dans l’affaire Pechiney-Triangle, un délit d’initié qui semblait mettre en cause également les milieux politiques. Alain Boublil, son directeur de cabinet, est également impliqué et contraint de démissionner. Dès l’instant où Bérégovoy avait été renommé ministre des Finances en 1991, on sait maintenant que, selon ses propres dires, il avait été littéralement harcelé par l’homme d’affaires qui, ne voulant pas être inculpé par le juge Edith Boizette qui instruisait l’affaire, semblait être en mesure de faire pression sur son ami. Ainsi, au moment où Samir Traboulsi est renvoyé devant un tribunal correctionnel en janvier 1993, il semble qu’il ait averti le Premier ministre qu’il dévoilerait que l’affaire dans laquelle il est incriminé aurait débuté lors du dîner d’anniversaire de mariage du couple Bérégovoy qui s’est tenu le 13 novembre 1988 au restaurant « Chez Edgar »

Dans le même temps, éclate l’affaire du prêt Pelat, révélée par Le Canard enchaîné, en février 1993. Il s’agit d’un prêt d’un million de francs, sans intérêt, que Pierre Bérégovoy avait reçu en 1986 de Roger-Patrice Pelat, ami intime de Mitterrand, pour l’achat d’un appartement dans le 16earrondissement, à Paris. Or cet ami, lui-même impliqué dans l’affaire Péchiney, se retrouve au centre d’une autre affaire de corruption, concernant l’entreprise de travaux publics Heulin, du Mans, qui constituera elle-même le point de départ de l’affaire Urba.

En outre, pour ce prêt passé devant notaire et qualifié de légal par la Chancellerie, Pierre Bérégovoy n’aurait remboursé que partiellement la somme due, dont une partie prétendument « sous forme d’objets d’art et de meubles dont on ne connaît ni la nature, ni la valeur ».

Le juge Thierry Jean-Pierre, qui instruit cette affaire complexe, découvre non seulement le prêt Pelat, mais aussi les nombreuses libéralités accordées à la famille Bérégovoy : ainsi la prise en charge financière par Roger-Patrice Pelat de vacances du couple Bérégovoy, entre 1982 et 1989 ; les versements d’argent effectués à Lise Bérégovoy, l’une des filles du Premier ministre, pour qui Pelat se portait également caution auprès des banques pour des emprunts répétés ou encore des billets d’avion gracieusement offerts à la jeune femme. Le juge Jean-Pierre met également en lumière la persistance de découverts bancaires jugés « faramineux» accordés par la SDBO, la filiale du Crédit lyonnais, aux membres de la famille Bérégovoy. Apparaît ainsi un découvert de 199 737,20 F au mois d’avril 1993. Puis, de nouveau, on trouve la trace de prêts d’argent aux membres de la famille Bérégovoy, notamment à sa fille Lise, de cadeaux à son épouse Gilberte, ainsi que des aides ponctuelles consenties à Pierre Bérégovoy entre 1986 et 1988. Aucune action judiciaire n’est engagée contre lui et rien ne dit qu’il y avait matière mais, à la veille d’une défaite électorale annoncée, le Premier ministre, qui se voulait exemplaire au point de prendre la tête d’une croisade contre la corruption, apparaît politiquement miné par ces affaires.

 

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