le viol du bourdon

La-fresque-murale-dans-la-salle-de-garde-de-Clermont-Ferrand-1280x640_scalewidth_714Les carabins du CHU Gabriel Montpied de Clermont-Ferrand se sont lachés. Certainement inspirés par les fresques de Pompei et les trois orfévres de la St Eloi, ils ont mis en scène Wonderwoman qui semble ne pas être très stressée par les braquemards de Flash, Superman, & le god de Superwoman,la blonde de droite. En réalité ils sont 1 de plus, mais on ne voit pas Ant man ( l’homme fourmi ) il n’est pas sorti assez vite quand l’adepte de l’entrée des artistes Superwoman…

Un partouze oui,  – 2 mecs, 2 nanas-, un viol(?),

la main droite de Wonderwoman parait très consentante, voire très efficace. En plus les mâles font de l’éjaculation faciale – oui monsieur, il y a une definition sur wikipedia, avec des images pour bien comprendre –  j’y ai même appris que dans ce cas  c’est un « bukkake » parce qu’elles sont simultanées ( les éjaculations). Un article bien documenté ça fait faire de sacrées recherches.

mais comme dit Ardisson : « il y a viol s’il n’y a pas pénétration ? ». Et Coluche :  » un viol c’est quand on ne veut pas . Nous on voulait ! » .Il faudrait demander à l’artiste.

En plus « Monpied », il semble que Wonderwoman trouve le sien…

Un peu de musique pour ceux qui ne connaissent pas l’esprit carabin et les orfèvres  

https://www.youtube.com/watch?v=8TzwS_m-Gaw

http://www.europe1.fr/societe/une-fresque-murale-dans-une-salle-de-garde-fait-polemique-2347705

Par contre le texte mis dans les bulles explicatives est directement adressé à la mére Marisol Touraine Reveyrand de Menthon, notre très noble ministre de la santé qui en est très choquée. Normal. Dans son monde bon chic bon genre, vous n’y pensez pas, une partouze ! En plus avec n’importe qui. Des super héros, oui, mais très peuple, des plébéiens.

Non seulement sa loi fais causer, mais en plus dessiner. C’est permis au nom de la liberté d’expression ?

Nik’ta ministre hé bouffon !

Cette fresque avait été signalée dimanche par l’association Osez le féminisme, qui a dénoncé une représentation «ultra violente, misogyne et déshumanisante» et demandé au Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) son «retrait immédiat» et des sanctions envers les responsables.

« les médecins utilisent la représentation d’un viol pour montrer leur mécontentement vis-à-vis d’une ministre et de sa loi. Les bulles critiquant le projet de loi santé ont été ajoutées sur la fresque, antérieure au débat. Elles sembleraient indiquer que la femme violée, habillée en Wonder Woman, symbolise à leurs yeux la ministre de la Santé. C’est une menace misogyne en sa direction ».

Cette fresque n’est pas plus publique que le mur des cons puisqu’elle est dans une salle de garde…quoique devenue publique par Osez le féminisme

.Le Syndicat de la magistrature (SM) a maintenu sa ligne de défense: le fait que n’ayant «jamais eu l’intention de rendre public il – le mur des cons (NDLR) – puisse être assimilé à une quelconque publication syndicale». Pour le SM, «ce sont les méthodes douteuses d’un journaliste – qui revendique lui-même le vol de ces images! – et la diffusion par le site Atlantico.fr de cette vidéo filmée à l’insu des occupants de ce local qui sont seules à l’origine de la publicité donnée à ces images».

D’après l’avocat du syndicat des internes de Clermont-Ferrand, cité par La Montagne, la fresque «existait depuis plusieurs années sur l’un des murs de la salle de repos des internes», mais les bulles auraient été rajoutées ce week-end. Finalement on peu dessiner mais pas écrire.

Et voilà un autre son de cloche:

sur 20mn. INTERVIEW Patrice Josset, professeur d’histoire de la médecine

Les fresques comme celle du CHU de Clermont-Ferrand recouvrent toutes les salles de garde. Pour autant, comprenez-vous pourquoi cela peut choquer?

Oui, je comprends tout à fait. Mais les gens ne connaissent pas l’histoire des salles de garde. Cela remonte au XIIIe ou au XIVe siècle. Ce sont des lieux clos où les fresques représentent des forces de vie. D’où le fait qu’on y voie, sur les murs, des phallus ailés se promenant tout seuls –des représentations existant depuis l’Antiquité– ou de trois mètres de long. Ces salles sont en lutte contre la mort. Par exemple, à l’hôpital pédiatrique Trousseau (Paris 12e), au siècle dernier, 1.500 enfants mouraient chaque année, soit 3 à 5 par jour ! Les internes devaient vivre continuellement avec cela. Dans cet univers de mort, les salles de garde exprimaient au contraire une force de vie. Même si, en apparence, c’est pornographique, il s’agit d’une vision sacrée et symbolique très forte. D’un point de vue profane, ce sont des sas de décompression pour les internes.

Les personnages représentent-ils souvent des personnalités politiques ?

Oui. Plus largement, ils représentent toutes les figures d’autorité, que ce soit des chefs de service, des ministres ou autre. Sur une fresque à l’hôpital Trousseau, j’ai moi-même été peint en train d’enculer Tintin. L’autorité est toujours bafouée dans ces représentations.

Que vous inspirent la réaction d’Osez le féminisme et celle de la ministre de la Santé ?

Elle est inappropriée car cela n’a rien à voir, on est là dans un autre univers. C’est un monde symbolique très étrange, sans équivalent. Le fait d’avoir balancé cette fresque sur les réseaux sociaux sans expliquer n’est pas très judicieux. Le décalage entre ce qui est représenté et la société civile est énorme. Mais cette polémique à côté de la plaque, qui est le fruit de l’ignorance, est surtout révélatrice de l’époque actuelle, où l’on assiste à un retour de la pudibonderie. Le terme de «viol» [employé par l’association féministe] est également surprenant, car cela n’a jamais été représenté ou imaginé. Il s’agit souvent d’une ambiance «partouze sans limite», mais pas de viol.

Un autre avis

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/fresque-porno-au-chu-de-clermont-ferrand-foutez-la-paix-aux-etudiants-en-medecine-s-insurge-michel-cymes-7776321845

 Pour 20mn, la cause est entendue, c’est un viol collectif.

http://www.20minutes.fr/societe/1520551-20150119-peinture-viol-collectif-hopital-polemique-cote-plaque

 

Et ces jours-ci il se juge bien plus dramatique:

Le 9 avril 2009, Arnaud Blot avait multiplié les appels au 15 et décrit auprès de la permanencière auxiliaire de régulation médicale (Parm) du Samu. Pas une superwoman apparement. Butée , sans formation, le profil idéale d’une décisionnaire.  Mais chut, le Samu n’y est pour rien. Un Samu panou-panou.

Malgré les descriptions angoissées d’Arnaud Blot (« elle s’effondre », « ne peut pas parler », « elle n’arrive plus à respirer ») lors de plusieurs appels à partir de 08h21, et celles de la sœur de la victime (qui explique que la jeune femme tremble, divague, perd ses urines) dès 08h35, le médecin régulateur du Samu n’avait été prévenu par une seconde permanencière qu’à 08h55 (soit 34 minutes après le premier appel de M. Blot.

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-une-permanenciere-du-samu-et-un-chu-devant-la-justice-15341.asp?1=1

Elle en dit quoi la marysol ? Qu’au samu du chu d’Angers ce ne sont pas des orfèvres ?

 


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