François Marcantoni, « un truand pur jus »

marcantoni

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Marcantoni

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Markovi%C4%87

http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d’action_civique

 

Carrière dans le milieu

Il monte avec le frère de Tino Rossi le cabaret « Les Calanques », rue Quentin-Bauchart3. Puis, dans les années qui suivent, sa vie est parsemée d’arrestations, de contrôles et de petites peines de prison. Jusqu’en 1951. Année où l’un de ses amis, Leybus Schlimer, dit Léon le Juif, est arrêté par la 1re brigade mobile pour un braquage à la Banque Algérienne de Paris. À l’époque, ce service de police judiciaire de la Sûreté nationale est particulièrement redouté du milieu, car bien peu de truands ont su résister aux interrogatoires du groupe chargé de la répression du banditisme. En tous cas, Léon le Juif balance Marcantoni aux policiers. Il sera condamné à cinq ans mais n’en purgera que trois. Léon mourra une semaine après que Marcantoni sera sorti de prison. Son assassin ne sera jamais identifié.

En 1953, Marcantoni fait la connaissance dans un bar de Toulon tenu par son frère, d’un jeune soldat de retour d’Indochine : Alain Delon. Ils resteront amis. Et plus tard, devenu une star, Delon lui fera découvrir le monde du show-business. Mais même s’il se dit producteur, Marcantoni reste dans le milieu du banditisme. On le dit très proche de la bande des Trois Canards (où entre autres un certain Tany Zampa fera ses premières armes), du nom d’un bar du même nom, spécialisée dans le racket et les braquages. Il se spécialise bientôt dans le braquage de banques, ce qui lui vaut d’être fiché au grand banditisme en 1959. Il fut un temps au SAC (Service d’action civique) et assure le service d’ordre pour Robert Hersantdans l’Oise2. Il est par ailleurs cousin de Jean-Charles Marchiani2. En prenant de la bouteille, le personnage devient cependant plus prudent. Et même si son nom apparaît dans des enquêtes concernant des règlements de comptes, des vols, des histoires de fausse monnaie, il parvient le plus souvent à passer à travers les mailles du filet2. Politiquement, comme beaucoup de Corses (source ?), on dit aussi qu’il a été partisan de l’Algérie française et proche de l’OAS, mais il s’est toujours défendu d’être une barbouze.

Dans les années 1960, peu à peu, il se retire des affaires. S’il ne devient pas un parrain, dans le milieu, il est considéré comme un juge de paix. On le gratifie du surnom de « Commandant »

L’affaire Markovic

Mais c’est l’assassinat en octobre 1968 de Stephan Markovic, garde du corps yougoslave d’Alain Delon, qui lui vaudra la une des journaux. Ce fait divers se transformera vite en une affaire d’État visant à discréditer l’ancien Premier ministre Georges Pompidou, alors prétendant à l’Élysée. C’est l’affaire Markovic3. François Marcantoni, truand reconnu, ami d’Alain Delon et habitant près du lieu où fut découvert le cadavre de Markovic, est le coupable idéal, du fait d’une correspondance interceptée. Markovic avait écrit : « Si je suis assassiné, ce sera à 100 % la faute d’Alain Delon et de son parrain François Marcantoni. » Peu de temps après, des photos circulent sous le manteau qui représenteraient des personnalités politiques, des médias, du spectacle et autres en pleine action lors de soirées fines. Partouzes dont Markovic est supposé être l’un des organisateurs. Parmi les participants, on peut selon la rumeur, reconnaître l’épouse de Georges Pompidou, qui vient à l’époque d’être remplacé par le général de Gaulle. Les enquêteurs font le lien entre Marcantoni et Markovic par le matelas retrouvé sur le lieu du meurtre. Parmi les sept noms des acheteurs qui se sont procuré un matelas : Marcantoni. Il passera onze mois en prison avant d’être libéré sous contrôle judiciaire en décembre 1969, et n’obtiendra unnon-lieu qu’en 1976, faute de preuves et grâce à Jacques Isorni, son avocat et à Marchiani, son cousin. Au sujet de cette affaire, il ose cette phrase devenue célèbre : « Nous ne sommes que trois à savoir la vérité : Delon, moi et Dieu, or ce dernier ne balance jamais »

Leave a Reply

Aller à la barre d’outils