L’armée en exemple. Achetons français.

Le père Kalachnikov doit se bidonner…

A la fin de l’année 1945, l’armée soviétique organise un concours interne particulièrement stressant. Joseph Staline veut un nouveau fusil et le leader soviétique charge ses militaires de sélectionner le meilleur design. Ancien conducteur de char de combat, sous-scolarisé et employé dans un laboratoire de recherche spécialisé dans les armements secrets situé dans la périphérie de Moscou, le sergent Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov (mort le 23 décembre 2013 à l’âge de 94 ans) se lance dans la course.

Il trace les contours d’un fusil d’assaut révolutionnaire: il ferait feu en automatique et au coup par coup, n’aurait que peu de recul, serait facile à entretenir et serait muni d’un chargeur en forme de banane. Il remporte le concours. Deux ans plus tard, les prototypes du nouveau fusil qui sortent des usines portent son nom: Avtomat Kalachnikov, mieux connu aujourd’hui sous le nom d’AK-47.

Selon certaines estimations, il existerait 100 millions de kalachnikovs dans le monde, soit un AK-47 pour 70 êtres humains.

Peut être que le «nouvel» AK-47 n’existe pas, et qu’il n’existera jamais. Peut-être qu’aucun fusil ne pourra l’égaler: si résistant face à l’usure du temps, si fiable sur le terrain, si révolutionnaire dans son impact.

http://www.slate.fr/story/49857/kalachnikov

La France pendant ce temps là à fabriqué le famas, Le « rafale » du fusil pour les ventes.

87006329_oArme conçue en laboratoire pour être la plus moderne et technologique de son temps, le FAMAS fut décrié par certains pour son manque de réalisme sur le terrain. Arme lourde, d’entretien complexe, parfaitement irréparable si endommagée, le FAMAS ne récolta qu’un succès d’estime et ne fut jamais acheté massivement par aucun autre pays, du fait de son coût élevé (12 000 francs français)

http://fr.wikipedia.org/wiki/FAMAS

Et aujourd’hui ?

Un appel d’offres est en cours pour remplacer le célèbre fusil d’assaut Famas. Cinq candidats sont dans la course.

«Nous avons répondu à l’appel d’offres, mais, fin décembre 2014, nous avons été informés par courrier que nous n’étions pas en short-list», soupire Guillaume Verney-Carron qui voit là une occasion manquée de réindustrialiser Saint-Étienne.

Aucun français ne peut concourir

Seule certitude, le remplaçant du Famas ne sera pas français. La France qui fut, avec ses entreprises implantées en Rhône-Alpes, une des références mondiales de l’arme d’infanterie, a renoncé à cette compétence. En 2001, Giat Industries, repreneur de la Manufacture des armes de Saint-Étienne (MAS), héritière du Magasin royal des armes qui s’y était établi en 1665, a jeté l’éponge. Et il a aussi fermé les ateliers munitionnaires du Mans.

http://www.lefigaro.fr/societes/2015/03/09/20005-20150309ARTFIG00073-beretta-reve-de-moderniser-le-fusil-de-l-armee.php

Selon l’appel d’offres, les entreprises qui souhaiteront répondre à ce marché doivent produire les armes dans l’espace économique européen, présenter un CA de 80 millions d’euros sur les trois derniers exercices, avec une production qui existe déjà. Constat de la revue DSI, « les producteurs français sont exclus de fait. Si aujourd’hui l’industrie française est capable de produire ce type d’armes, par exemple dans le bassin industriel de St Etienne, aucune société hexagonale n’est capable de répondre aux exigences de ces deux [dernières] clauses« . Soit parce qu’elles sont trop grosses, soit parce qu’elles sont de la bonne taille, mais qu’elles ne produisent pas encore ce genre d’armes.

http://www.breizh-info.com/17433/actualite-economique/successeur-du-famas-sera-pas-francais/

Rigolo de voir que notre armée dépendra d’un fournisseur étranger, et qu’elle n’en commande « que » 90000.

Et 92000 grenades, soit 1 tir par fusil. A l’entrainement ?

La loi de programmation militaire prévoit 21.340 livraisons entre 2017 et 2019. Au total, le contrat, évalué entre 300 et 400 millions d’euros, porte sur 90.000 fusils d’assaut, 38 millions de cartouches et 92.000 grenades.

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