Le premier qui dit la vérité

Sera emprisonné.

UnknownElle est belle notre justice européenne, une pute au service des banques, des assurances et des multinationales.

Surtout quand elle est appliquée par le pays-maquereau type : le luxembourg.

petit rappel :

http://tropctrop.eu/2014/11/super-voyous-vive-leurope/

http://tropctrop.eu/2014/12/lux-fiat-lux/

Parmi les 340 multinationales concernées issues de 82 pays, on retrouve aussi bien le géant de l’ameublement Ikea, que des banques (HSBC, Merrill Lynch, Lehman Brothers, Barclays), des géants d’internet et des nouvelles technologies (Apple, Amazon), des groupes énergétiques (Gazprom, General Electrics), des laboratoires pharmaceutiques (GlaxoSmithKline), ou des marques d’agroalimentaire (Heinz, Pepsi) et d’habillement (Burberry, Timberland).

On trouve aussi l’assureur AIG, le spécialiste des aspirateurs Dyson, le fabricant de machines de chantier Caterpillar, le constructeur automobile Volkswagen ou encore le gouvernement de l’émirat d’Abou Dhabi. Le journal britannique The Guardian a même dû révéler que son propre groupe de presse, le Guardian Media Group, était concerné.

Dans une moindre mesure et pour des opérations plus limitée, les Français Aviva, Axa, Crédit agricole, Caisse d’Epargne, LVMH et le groupe Rotschild sont aussi concernés. Au total, 230 accords secrets ont été scellés avec des groupes américains, 197 avec des britanniques, 86 allemands, 67 suisses et 58 français, rapporte La Croix. 

http://www.francetvinfo.fr/economie/impots/paradis-fiscaux/l-article-a-lire-si-vous-n-avez-rien-suivi-aux-luxleaks_1421623.html

Qui sont les justes ?

Trois Français vont être appelés à la barre.

  • Le lanceur d’alerte Antoine Deltour est accusé d’avoir organisé la fuite de documents fiscaux du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC). Cet ancien salarié du cabinet a eu accès à ces pièces sur la banque de données de son employeur, et les a copiées avant sa démission en 2010, abasourdi par les pratiques découvertes dans l’entreprise, décrit L’Express.

  • Le second, Edouard Perrin, est le journaliste qui a révélé le scandale au grand public, dans l’émission « Cash Investigation ». Il a été inculpé en avril 2015 par la juge d’instruction luxembourgeoise Martine Kraus pour complicité de vol domestique, violation du secret professionnel, violation de secrets d’affaires et blanchiment.

  • Raphaël Halet pour avoir organisé la seconde fuite de documents, et d’avoir joué un rôle « actif dans la commission de ces infractions ».

Les prévenus risquent jusqu’à cinq ans de prison et 1,25 million d’euros d’amende. Au delà du procès judiciaire, c’est aussi un procès politique qui s’ouvre. Il oppose la protection du secret des affaires contre celle des lanceurs d’alerte. « Quelle que soit l’issue du procès, la situation (…) pose la question du sort des lanceurs d’alerte. Leurs actions permettent de faire avancer des dossiers occultés ou restés en déshérence trop longtemps. Mais la législation les protège mal », souligne leur comité de soutien surMediapart.

Le 14 avril, le Parlement européen a voté la directive du secret des affairesvisant à lutter contre l’espionnage industriel. Les opposants au projet craignent que cette directive rende plus difficile la tâche des journalistes et des lanceurs d’alerte. « Tant que le risque de poursuites paraîtra insurmontable, des milliers de lanceurs d’alerte resteront bâillonnés », déplore William Bourdon à Libération

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